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| Les
carnet pratique de la BDY > Créer
et gérer une bibliothèque |
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| Créer et gérer une
bibliothèque repose sur quelques règles
élémentaires: Cliquer sur les titres des rubriques
pour obtenir plus d'informations |
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LE STATUT DE LA BIBLIOTHÈQUE |
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| Les
conditions de création d'une bibliothèque
ne peuvent être réunies de façon
durable que par la volonté politique du
Conseil municipal. La bibliothèque est
un service public et elle ne peut vivre que si
la commune lui en donne les moyens : : assurer
les achats de livres et de fournitures, le chauffage
du local, l'entretien…
Pour exister juridiquement, la bibliothèque
doit être créée par une délibération
du Conseil municipal qui doit préciser
les moyens débloqués :
- crédits pour l'aménagement
du local (travaux et équipement mobilier)
- budget pour l'achat de livres et de fournitures
- éventuellement recrutement de personnel.
Deux cas peuvent se présenter suivant
les critères locaux et les moyens dont
dispose la commune :
1 La régie municipale directe
:
Dans ce cas, la commune assume pleinement sa compétence
en matière de lecture publique : le service
est réellement public et reconnu comme
tel.
C’est aussi la garantie d’une continuité
du service.
Le responsable est en général un
fonctionnaire de la commune.
Le budget de la bibliothèque est géré
dans le cadre du budget communal. Toutes les dépenses
sont donc effectuées au nom du maire, par
les services municipaux, dans le respect des règles
de comptabilité publique.
Tout service public amené à percevoir
de l'argent auprès de la population (inscription,
remboursement de livres perdus, pénalités
de retard) doit être détenteur d'une
régie de recettes. Tout autre fonctionnement
est illégal !
Une régie de recettes est une délégation
à une tierce personne des pouvoirs du percepteur
municipal. Le régisseur est désigné
par un arrêté du Maire, avec l'accord
express du percepteur municipal. Obligations :
tenir un relevé très précis
des sommes collectées à l'aide d'un
carnet à souches ; rendre des comptes au
percepteur municipal qui peut contrôler
à tout moment la régularité
des opérations.
2 La régie indirecte ou associative
:
La gestion de la bibliothèque peut être
confiée à une association de type
loi 1901. La forme associative donne une autonomie
financière à la bibliothèque.
Il est également plus simple pour la mairie
de verser une subvention globale à une
association que de gérer des dépenses
au jour le jour. Mais attention : un certain nombre
de subventions, notamment pour les constructions
et aménagements, ne peuvent s'appliquer
à des bibliothèques en régie
associative.
Si cette solution est choisie, il est nécessaire
que la commune passe une convention écrite
avec l'association, fixant les obligations respectives
de la commune et de l'association par rapport
à la bibliothèque. Le Maire sera
membre de droit de cette association, le responsable
de la bibliothèque Secrétaire.
Important : l'association devra affirmer le caractère
de propriété communale de ses biens
(matériel, livres), de façon à
ce que sa dissolution éventuelle ne compromette
pas l'existence de la bibliothèque.
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LE RÈGLEMENT |
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| Il faut que tous
les lecteurs , sans discrimination, soient égaux,
qu'ils aient les mêmes droits : nombre de
livres empruntés, durée du prêt...
et les mêmes devoirs : chaque lecteur doit
respecter le règlement en vigueur, pour
le bien de tous. Le règlement doit être
affiché et distribué à chaque
inscrit. Pour être valable, il doit avoir
fait l'objet d'une délibération
du Conseil municipal.
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Téléchargement du document au format
PDF |
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L’ASSURANCE |
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| Les garanties doivent
porter sur le local, les documents et les personnes.
Le local, qui est communal, doit être assuré
par la commune.
Le mobilier et les documents, qu’ils appartiennent
à la bibliothèque ou qu’ils
soient prêtés par la BDY, doivent
être assurés par la commune.
Le personnel, salariés ou bénévoles
(considérés comme collaborateurs
occasionnels du service public) sont couverts
en responsabilité civile : par l’assurance
de la commune s’il s’agit d’une
bibliothèque en régie municipale
directe, par l’assurance de l’association
s’il s’agit d’une bibliothèque
gérée par une association.
Pour leurs déplacements, si le véhicule
personnel est utilisé , l’assurance
personnelle du conducteur doit couvrir les déplacements
administratifs.
Le public est pris en charge par l’assurance
responsabilité civile de la commune car
il s’agit d’un service municipal. |
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INFORMATISER LA BIBLIOTHÈQUE |
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| Il faut faire la
distinction entre informatisation de la gestion
de la bibliothèque et accès aux nouvelles
technologies : trop souvent, quand on pense informatisation,
on pense Internet et consultation de cédéroms,
et donc qu’il suffit d’un simple ordinateur
multimédia. Attention ! informatiser une
bibliothèque c’est informatiser son
fonctionnement, c’est-à-dire le traitement
des documents depuis l’acquisition jusqu’au
prêt en passant par le catalogage, l’exemplarisation,
les réservations, la gestion du fichier de
lecteurs...
Informatiser est une opération coûteuse,
et donc informatiser ou pas ? telle devrait être
la première question à se poser.
La bibliothèque doit en effet atteindre
un certain niveau d’activité :
· fonds de 3 000 documents
- volume de prêts supérieur à
4 000 par an
- ouverture au public d’au moins 4h par
semaine
- personnel formé, capable d’effectuer
la saisie du fonds
- · acquisitions régulières
: il serait paradoxal d’avoir un budget
de maintenance informatique égal ou supérieur
au budget d’achat de livres.
Pourquoi informatiser ?
- soit l’informatisation accompagne un
projet d’ouverture de bibliothèque,
et elle est l’un des nouveaux outils qui
vont être proposés au public dans
un nouvel équipement.
- soit l’informatisation vient après
la création de la bibliothèque,
elle est vécue comme une modernisation
de l’équipement existant et cela
oblige les bibliothécaires à se
poser un certain nombre de questions sur le
fonctionnement de la bibliothèque :
1 - L’informatisation permet d’améliorer
le fonctionnement interne : rapidité
et efficacité du service (accès
aux informations, gestion des prêts
et des réservations) ; rationalisation
des tâches ; gestion automatique des
statistiques.
2 – L’informatisation permet
d’améliorer les services rendus
aux usagers : accessibilité du catalogue
; réduction de la durée des
opérations de prêt ; localisation
des documents et service de réservation
plus performant ; plus grande disponibilité
du personnel pour l’accueil du public.
Les étapes de l’informatisation
- Rédaction du cahier des charges :
modèle-type
Téléchargement du document au
format PDF
fourni par la BDY.
- Choix du logiciel : sélection de fournisseurs
de logiciels (Lien avec le carnet d’adresses
chapitre fournisseurs de logiciels) pour “petites
bibliothèques” faite par la BDY.
- Délibération du Conseil municipal
qui prévoit le plan de financement et
sollicite les subventions nécessaires
auprès de l’Etat, du Conseil régional
de Bourgogne ou du Conseil général
de l’Yonne : voir tableau des aides (Lien
avec le doc à télécharger
Subventions). Les frais d’installation,
de formation, les fournitures et la maintenance
ne sont pas subventionnables.
- Saisie du fonds : opération longue
et fastidieuse. Cette opération représente
en moyenne 15 mn par livre.
- Déclaration à la CNIL : déclaration
obligatoire dès lors qu’on utilise
un fichier d’informations nominatives,
ce qui est le cas du fichier lecteurs de toute
bibliothèqueSe procurer le formulaire
CERFA n°99001 auprès de la CNIL (21
rue St Guillaume, 75340 Paris cedex 7) ou de
la Préfecture.
Choix du logiciel :
Le logiciel choisi doit être compatible
avec celui de la BDY pour pouvoir intégrer
les notices et lire les codes-barres des documents
qu’elle vous prête. Pour cela, il
doit être au format Marc (format de catalogage
informatisé) et respecter 2 normes d’échanges
: la norme ISO 2709 qui permet l’échange
de données bibliographiques entre deux
bibliothèques ; la Recommandation 995 qui
permet la récupération par les bibliothèques
relais des données propres aux exemplaires
déposés par la BDY (la cote notamment),
données nécessaires pour pouvoir
prêter le document.
Le multimédia
L’informatisation de la gestion de la bibliothèque
repose sur l’utilisation de postes informatiques.
On pourrait donc imaginer que ces postes servent
également au multimédia et à
la consultation Internet. Mais, ces postes sont
immobilisés pour des tâches bibliothéconomiques
(prêt en particulier), d’où
la nécessité de dissocier multimédia
et gestion de la bibliothèque. En outre,
cela permet d’éviter les risques
d’incursions « sauvages » dans
le système de gestion de la bibliothèque...
Penser aux frais annexes induits par le multimédia
: toute forme de sonorisation est taxée
par la SACEM (se
reporter à la page : Droits et taxes).
Attention ! le multimédia n’est
pas subventionnable en tant que tel. Il n’est
pris en compte par les collectivités publiques
que s’il accompagne l’informatisation
de la gestion de la bibliothèque.
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